top of page
Rechercher
  • sandra_coaching

La joie (n°2)

Nous aspirons tous à mener une vie heureuse. Cependant, nul n’échappe aux épreuves de la vie.


Parmi ces épreuves, la pandémie du Covid 19 a apporté avec elle son lot de problèmes non seulement sur la santé physique mais également sur notre santé psychique et mentale. Les injustices, la précarité, le deuil, l’éducation des enfants et d’autres causes d’inquiétude et de tristesse peuvent petit à petit nous décourager et nous faire perdre notre joie et notre paix intérieure. Quand nous sommes en difficulté, nous pouvons subir la vie plus que nous ne la vivons. Dans ce contexte, des qualités telles que la patience, la bienveillance envers soi et envers les autres, la bonté, la douceur et la maîtrise de soi sont difficiles à mettre en œuvre voire en voie d’extinction. Pourtant cultiver ces belles qualités, pourquoi pas les incarner même, pourrait dans une certaine mesure nous aider à traverser la vie plus sereinement, voire plus joyeusement.


C’est dans cette perspective que je vous propose une série d’articles analysant chacune de ces qualités. Qu’impliquent l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la douceur et la maîtrise de soi ? En quoi, acquérir et entretenir ces qualités pourrait nous aider à traverser la vie plus sereinement et vivre nos relations en phase avec notre envie d’être heureux malgré les difficultés ? Comment les entretenir ?


Je vous propose dans ce second article (L’amour a déjà fait l’objet d’une analyse lors d’un précédent article) de plonger et de goûter à la JOIE.


La joie est couramment définie comme étant « un sentiment intérieur profond. Il s’agit d’un sentiment de bonheur ou de contentement qui dure, et ce, dans les bons comme dans les mauvais moments ».


Ne confondons pas joie et gaieté ou bonne humeur. Par exemple, après avoir trop bu, quelqu’un aura peut-être tendance à beaucoup rire. Cependant, lorsque l’ivresse est passée, il ne rit plus. Il doit peut-être à nouveau faire face à de nombreuses difficultés. Sa gaieté, de courte durée, n’était pas de la joie véritable.


Comment donc acquérir la joie ?


La joie n’est pas innée. C’est une qualité que l’on cultive. Elle demande dans un premier temps de se mettre en action.


Développement de notre conscience de soi

La thérapie ACT (Acceptance and Commitment Therapy) nous invite à plonger dans notre conscience de nous-même. Cela implique dans un premier temps d’ identifier les personnes et ce qui est vraiment important pour nous. Dans un second temps, nous pouvons mettre en lumière ce que nous faisons pour nous approcher de ces personnes et de ce qui est vraiment important pour nous et aussi identifier ce que nous faisons ou ne faisons pas qui nous en éloigne. Une fois que nous avons pu conscientiser nos actions qui ne sont pas en cohérence avec nos choix de vie, nous pouvons alors ajuster nos comportements, gagner en flexibilité psychologique. Se faire accompagner en thérapie ou en coaching (ou les deux) peut nous aider à gagner en conscience de soi et ainsi vivre en cohérence avec la direction de vie que nous avons choisie.


Les trois pôles du fonctionnement humain (ou tête-cœur-corps)

Nous sommes des êtres qui pensent (processus cognitifs), qui ressentent (les émotions), et qui agissent (notre corps). Pensées, émotions et comportements sont étroitement liés. Si l’on agit sur l’un d’entre eux, cela affecte généralement les autres.


Equilibrer ces trois dimensions peut nous aider à trouver une harmonie et une paix intérieure.


Comment ? En mettant en place de nouvelles habitudes. Par exemple, une alimentation équilibrée, variée, colorée et la pratique d’une activité physique peut nous aider à prendre soin de notre dimension « corps ». Cette dimension est parfois négligée voire sous-estimée.


Nourrir notre cœur, notre tête, notre intellect par des lectures saines, visionner des images non violentes, écouter de la musique élégante peut nous aider à réguler nos dimensions tête et cœur. La thérapie et/ou le coaching peuvent également nous aider à retrouver une harmonie au niveau de notre tête et de nos émotions.


Aussi, pratiquer des disciplines telles que le yoga ou la méditation de pleine conscience aura des effets sur nos trois dimensions. La méditation nous permet de développer une nouvelle manière de vivre les choses, en réduisant le stress et en augmentant notre capacité à vivre pleinement notre existence. Analyser ce qui se passe dans notre vie en conscience, permet de distinguer ce qui est vraiment important de ce qui ne l’est pas, nous pouvons ainsi nous focaliser sur ce qui compte. Être connecté au moment présent nous permet de ne pas nous focaliser sur les malheurs du passé ou les angoisses de l’avenir. Être en joie demande de vivre pleinement le présent et de laisser de l’espace en nous pour un peu de légèreté et une forme de lâcher-prise.


Le contentement ou ne pas se comparer

Quand on parle de contentement, on pourrait considérer cela comme une faiblesse, comme si la personne se mettait des limites. Cela peut être des limites par rapport à ce que l’on considère être notre « réussite ». Je fais ici référence à la réussite professionnelle, personnelle ou matérielle. Notre société moderne de consommation nous incite à poursuivre une forme de « réussite » illusoire car qu’est-ce que la réussite si ce n’est qu’elle est propre à chacun. Chacun de nous la définit, la ressent selon sa propre « carte du monde » (pour plus d’informations vous référer au lien proposé en fin d’article).


La définition du contentement communément proposée est la suivante : « Le contentement est un sentiment de satisfaction intérieure, paix de la conscience de celui qui n'a rien à se reprocher, qui approuve sa conduite ».


Le contentement peut être aussi de consciemment se dégager de la compétition « néfaste », celle qui handicape en se libérant des comparaisons inutiles. Il se pourrait que l’antidote des idées négatives sur soi qui nous poussent à nous comparer aux autres et à courir une course interminable et usante vers la « réussite », soit peut-être de valoriser nos succès, même les plus petits. Cela équivaut à travailler sa propre confiance et estime de soi. Cette confiance nous permet d’être capable de parler de nos qualités mais de connaître aussi nos défauts par le biais d’une conscience de soi approfondie. C’est en quelques sortes, apprendre à se défaire du regard de l’autre, en allant chercher de l’amour à l’intérieur de nous. Cela équivaudrait à cultiver une forme de « contentement ». « Je suis moi avec mes qualités et mes défauts et c’est OK. »


La joie, nous aspirons tous à l’acquérir … et quand nous l’avons, nous aspirons à la garder et nous en voulons toujours plus. Les aléas de la vie pourtant viennent nous perturber, viennent parfois même nous décourager. Quand cela arrive, comment la préserver ?


Regarder le bon côté de toute chose

Chaque situation négative n’a-t ’elle pas une leçon à nous apprendre ?



Illustrons :


Sophie est consultante. Elle est en négociations pour signer un beau contrat avec un client. Elle propose un partenariat à une collègue pour une intervention en binôme. Quand Sophie recontacte le dirigeant quelques jours plus tard pour échanger au sujet du contrat, elle apprend qu’elle a été prise de vitesse par sa collègue qui a proposé ses services et a raflé le contrat. Elle a vécu cela comme une véritable trahison, cela a même eu des répercussions psychosomatiques, elle est restée bloquée du haut du dos pendant près de trois semaines. Quelle leçon a-t-elle tiré de cette situation ? On ne peut travailler avec tout le monde et c’est OK. Elle a pu aussi faire le tri au sein même de son réseau professionnel et dorénavant, elle serait beaucoup plus sélective en termes de choix de ses partenaires de travail.




Quand la joie fait partie intégrante de notre vie, nos difficultés sont plus faciles à surmonter. Faire le choix de cultiver la JOIE, nous permet de toujours voir le bon côté de chaque situation. C’est comme si nous reprogrammions notre tête, notre cœur et notre corps tel un nouveau modus operandi. Et tout ce qui pouvait paraitre contraignant auparavant, grâce à cette flexibilité psychologique nouvellement acquise, pourrait être appréhendé plus simplement et le plus naturellement du monde.


Conclusion


Quand vous êtes éprouvé, essoufflé, fatigué et que l’énergie vous manque pour être en joie, rappelez-vous vos trois dimensions et ce que vous pourriez mettre en place pour en prendre soin.

Voir les choses sous l’angle de l’optimisme pourrait-il laisser de la place à la joie dans votre cœur ? Le reste ne prend-il pas déjà assez de place ?

Je vous encourage à vous reconnecter à vos propres ressources, à grandir en conscience de vous-mêmes, à gagner en estime, en évitant la compétition néfaste et handicapante qui vous empêche d’être vous-mêmes.

Mettez-vous en action, appelez vos ami.e.s, votre famille, cas échéant faites-vous aider, accompagner par des professionnels. Regardez les choses sous l’angle du cœur, celui qui vous permettra de vous apporter la douceur dont vous avez besoin maintenant.



Sources :


Galates chapitre 15 - écritures grecques chrétiennes.

Pour plus d’informations sur l’expression « notre carte du monde n’est pas le territoire », vous pouvez vous référer au site ci-après : https://ffhtb.fr/actualite-hypnose-therapie-breve/carte-et-territoire-pnl/#:~:text=La%20carte%20correspond%20%C3%A0%20la,un%20individu%20%C3%A0%20l'autre.

Pour plus d’informations sur la « flexibilité psychologique », je vous invite à vous référer à l’article suivant : https://www.blog-sandra-eas-coaching.com/post/entrainement-à-la-flexibilité-psychologique-par-l-act


Ouvrage : Le guide la matrice, Seznec, Polk, Schoendorff, Webster, Olaz.

127 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Comments


Post: Blog2_Post
bottom of page