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Nous attirons ce que nous vibrons : un voyage entre science et mystère

  • 9 oct.
  • 9 min de lecture

« Et si notre vie n’était pas seulement le fruit du hasard, mais l’écho de ce que nous émettons ? »


Il nous arrive parfois de remarquer des répétitions troublantes : des rencontres qui reviennent, des situations qui se ressemblent, des chemins qui s’ouvrent ou se ferment, comme guidés par une main invisible. Nous parlons alors de chance, de malchance, ou de coïncidences — comme si quelque chose, au-delà de nous, répondait à ce que nous portons en nous. Mais au fond, une question demeure : pourquoi certaines expériences s’invitent-elles encore et encore dans nos vies ?

Et si ces échos n’étaient pas le fruit du hasard, mais la résonance subtile de nos vibrations intérieures ? Et si ce que nous appelons « hasard » était en réalité le reflet d’une fréquence plus intime, plus profonde — celle de notre état intérieur ?

Cet article se propose d’explorer ce mystère. Il est un tissage entre science et subtil, entre ce que nous savons et ce que nous pressentons, entre biologie et spiritualité, entre neurosciences et synchronicité.

Aujourd’hui, les ponts entre les disciplines se tissent. La physique quantique interroge la conscience. L’épigénétique révèle l’influence de nos émotions sur nos cellules. La psychologie jungienne éclaire les liens entre le dedans et le dehors.

Je vous invite à ce voyage : comprendre comment nos pensées, nos croyances, nos élans —ce que nous vibrons, en silence ou à pleine voix — façonnent le monde que nous habitons.

Car ce que nous vibrons — consciemment ou non — pourrait bien être la clé des expériences que nous attirons.


I. La vibration, un langage universel

Esther et Jerry Hicks, dans La Loi de l’Attraction, nous rappellent une vérité aussi simple qu’exigeante : nous attirons ce qui vibre sur la même fréquence que nous. Nos pensées et nos émotions ne sont pas de simples passagers invisibles : elles émettent, comme des ondes, un signal que la vie capte et reflète.

Imaginez une radio.. pour écouter une station particulière, vous devez régler la fréquence. De même, si votre esprit est accordé sur des pensées de peur ou de manque, la vie vous enverra des expériences qui résonnent avec ce canal. À l’inverse, si vous vous accordez à la gratitude, confiance ou ouverture, d’autres paysages s’offriront à vous.

Ou encore, pensez à un aimant : il attire naturellement ce qui lui correspond, sans effort, sans volonté consciente. Ainsi en est-il de notre vibration : elle appelle ce qui lui ressemble.


« Ce qui est semblable à soi est attiré. » Esther & Jerry Hicks


On pourrait croire qu’il ne s’agit que d’un concept spirituel, mais les recherches contemporaines tendent à montrer que nos états intérieurs ont des effets bien réels et mesurables : sur notre santé, sur nos relations, sur les opportunités que nous percevons. Comme si la vie toute entière n’était pas un hasard, mais un miroir vibrant, ajusté au diapason de ce que nous portons en nous.

Ce que la physique quantique, les neurosciences ou la psychologie énergétique nous apprennent, c’est que nos états intérieurs ne restent pas confinés à notre psyché. Ils émettent, influencent, sculptent — à travers nos cellules, nos comportements, nos interactions.


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II. Quand la croyance façonne la matière

Joe Dispenza, dans Você é o Placebo, nous emmène un pas plus loin : il montre que ce que nous vibrons ne se limite pas à colorer notre perception du monde, mais transforme littéralement notre corps et notre biologie.

L’effet placebo en est la preuve la plus frappante : lorsqu’une personne croit profondément qu’un traitement l’aidera, son organisme déclenche de véritables processus de guérison, même si la substance administrée est neutre. Le corps ne fait pas la différence entre une molécule chimique et une croyance sincère ; il répond à la vibration émotionnelle et mentale qui l’habite.

Nos croyances, explique Dispenza, sculptent nos circuits neuronaux et modifient l’expression de nos gènes. Autrement dit, notre état intérieur n’est pas un simple ressenti intime : il devient une force créatrice. Changer de vibration, ce n’est pas seulement « penser positif » ; c’est engager une transformation intérieure qui influence la chimie de notre cerveau, l’équilibre de nos hormones, et jusqu’à la régénération de nos cellules.

Nous ne sommes donc pas des victimes passives d’un corps programmé à l’avance. Nous sommes, à travers nos croyances et nos émotions, des co-créateurs de notre santé et de notre vie.


III. L’épigénétique : la biologie de la croyance

Bruce Lipton, biologiste cellulaire et auteur de La biologie de la croyance, a bouleversé la vision traditionnelle de la science. Longtemps, nous avons cru que nos gènes étaient les maîtres absolus de notre destin, comme un programme irrévocable gravé dans notre ADN. Or, ses recherches montrent une réalité plus subtile : nos gènes ne dictent pas notre vie, ils attendent des instructions de l’environnement… et cet environnement inclut nos perceptions, nos émotions et nos croyances

Lipton raconte le basculement intérieur qui a transformé sa lecture du monde cellulaire. : la vie d’une cellule n’était pas gouvernée par son noyau génétique, mais par la manière dont elle percevait son environnement. Autrement dit, c’est la perception qui active ou non certains gènes. Et puisque nous sommes faits de milliards de cellules, il en va de même pour nous : ce que nous vibrons informe notre corps tout entier.

L’épigénétique, ce champ scientifique en pleine expansion, démontre que nous ne sommes pas prisonniers de notre héritage biologique. Nos émotions, notre environnement relationnel, nos pensées influencent directement l’expression de nos gènes. Ainsi, la vibration que nous entretenons n’agit pas seulement comme une métaphore poétique : elle devient une donnée biologique tangible.

Nous ne sommes donc pas les victimes de notre ADN, mais les jardiniers de notre biologie intérieure. Chaque croyance, chaque état d’âme, est comme une lumière qui oriente la croissance de nos cellules, leur santé et leur longévité.


IV. La synchronicité : quand l’intérieur rencontre l’extérieur

Carl Gustav Jung appelait synchronicités ces coïncidences significatives qui dépassent la simple probabilité. Ce ne sont pas de simples hasards : ce sont des résonances, des échos entre notre monde intérieur et les événements extérieurs.

Jung raconte le cas d’une patiente qui résistait à toute avancée thérapeutique. Un jour, alors qu’elle évoquait un rêve où figurait un scarabée doré, un insecte de la même espèce frappa contre la vitre du cabinet. Jung le fit entrer et le posa devant elle ; ce signe improbable fit s’effondrer sa résistance. Ce qu’aucune logique n’avait pu dénouer, une synchronicité l’avait rendu possible.

Un autre exemple significatif : Un homme rêve que son père est tombé malade et l’appelle à l’aide. Le lendemain matin, il apprend que ce même père, vivant à des centaines de kilomètres, a été hospitalisé durant la nuit à l’heure exacte de son rêve.

Jung utilise ce type d’événement pour illustrer la synchronicité comme une coïncidence porteuse de sens : le rêve et la réalité ne sont pas liés par une causalité classique, mais par un lien symbolique ou psychique, écho entre l’inconscient du rêveur et l’événement du monde réel.


Selon Jung, ces phénomènes surgissent surtout dans les périodes de transformation : amours naissants, maladies, deuils, créations, passages de vie. Comme si, à chaque changement profond, l’univers tissait des fils invisibles pour nous guider, confirmant la vibration que nous portons.

Ainsi, lorsque nous changeons intérieurement — par une décision, une prise de conscience, un élan du cœur —, des signes, des rencontres, des événements viennent souvent nous « répondre ». La vie semble alors conspirer avec nous, comme un miroir complice, traduisant en synchronicités la vibration que nous émettons.


V. Le témoignage intime de Jung : la vie comme mythe vivant

Dans Souvenirs, rêves et pensées, Jung confie que sa vie fut avant tout l’histoire d’un inconscient cherchant à se réaliser. Il écrit :


« Ma vie est l’histoire d’un inconscient qui a accompli sa réalisation. Tout ce qui gît dans l’inconscient veut devenir événement. »


Pour Jung, nos rêves, nos visions, nos imaginaires intérieurs ne sont pas de simples fantaisies nocturnes : ce sont des vibrations profondes, des messages de notre être, qui cherchent à se manifester dans notre existence. Son chemin en fut jalonné : dès l’enfance, il a vécu des rêves initiatiques qui allaient orienter son chemin. Ces images intérieures furent comme des semences vibratoires, appelant des événements correspondants.

Il insistait sur l’idée que ce qui n’est pas vécu consciemment dans notre monde intérieur finit toujours par s’exprimer à l’extérieur, souvent sous la forme de synchronicités ou de crises existentielles. Ainsi, nos vibrations inconscientes ne restent jamais inertes : elles œuvrent, silencieusement mais puissamment, à modeler notre parcours.

C’est pourquoi Jung voyait la vie humaine comme un mythe vivant, où chaque être incarne un récit intérieur qui cherche à s’accomplir. Comprendre et honorer ce mythe, c’est apprendre à vivre en accord avec la vibration qui nous habite.


VII. Clarissa Pinkola Estés : vibrer depuis notre puissance sauvage

Clarissa Pinkola Estés, conteuse, analyste jungienne et poétesse, nous murmure à travers Femmes qui courent avec les loups une vérité essentielle : il existe en nous une sagesse instinctive, sauvage, profonde — un savoir ancestral qui vibre sous la surface du rationnel.

Elle nous parle d’une voix intérieure oubliée, celle qui hurle parfois dans le silence, celle qui rêve quand nous dormons, celle qui sait ce qui est juste pour nous bien avant que la pensée n’intervienne. Cette voix, dit-elle, c’est notre part sauvage, et lorsque nous la réprimons, nous nous asséchons, nous attirons des vies qui ne nous ressemblent pas.

Mais quand nous vibrons depuis cet endroit-là — viscéral, vivant, brut — alors les synchronicités s’intensifient, les rêves deviennent directions, les rencontres deviennent réponses. Nous redevenons des êtres de rythme, de pulsation, de chant. Nous attirons alors non ce que la société attend de nous, mais ce qui nourrit notre vérité.



"Courir avec les loups" ne signifie pas fuir, cela signifie se souvenir ... se souvenir de ce que nous savions déjà — avec le ventre, le cœur, les tripes... Se souvenir que sous les convenances, les rôles et les masques, il existe une femme qui sait et qu’en la laissant courir, on ne se perd pas, on rentre chez soi.


Clarissa nous rappelle que la vibration la plus puissante n’est pas celle du mental contrôlé, mais celle du cœur intuitif, du corps réconcilié, de la personne en chemin. Vibrer depuis cette matrice intérieure, c’est semer dans le réel une existence qui nous ressemble.


VII. Vers une écologie vibratoire de la vie

De Hicks à Dispenza, de Lipton à Jung, un fil invisible relie leurs voix : nos vibrations ne sont pas de simples états passagers, elles sont les architectes silencieux de notre réalité.

  • Avec Esther & Jerry Hicks, nous comprenons que nos pensées et émotions attirent des fréquences similaires.

  • Avec Joe Dispenza, nous découvrons que nos croyances sculptent notre cerveau et même notre santé.

  • Avec Bruce Lipton, nous apprenons que nos perceptions orientent l’expression de nos gènes.

  • Avec Jung, nous saisissons que nos vibrations inconscientes appellent des synchronicités et écrivent le mythe de notre vie.

  • Avec Clarissa Pinkola Estés, nous nous souvenons que revenir à notre nature instinctive, c’est retrouver la force sauvage qui nous guide intérieurement — comme une boussole vibratoire ancestrale, enracinée dans notre être.


Il devient alors possible de parler d’une véritable écologie vibratoire : prendre soin de nos pensées, de nos émotions, de nos croyances, comme on prend soin d’un jardin intérieur. Observer ce que nous nourrissons en nous, car tôt ou tard, cela fleurit dans le réel.

Nos vibrations sont des semences invisibles. Certaines germent en fleurs de joie, d’autres en ronces de peur mais toutes trouvent un terrain où se manifester. Devenir conscient de ce que nous vibrons, c’est reprendre la responsabilité de notre relation au monde, sans culpabilité, mais avec présence et bienveillance.


Conclusion

Et si la vie, loin d’être un hasard, était un miroir attentif, reflétant ce que nous émettons ?Nos croyances, nos émotions, nos états intérieurs ne sont pas de simples passagers : ils sont des messagers, des forces créatrices qui attirent, façonnent, transforment.

« Ce que nous voyons, écrit Jung, c’est la floraison — et elle disparaît — mais le rhizome persiste. » La vibration est ce rhizome : invisible, mais essentiel, persistant bien au-delà des saisons. Alors, peut-être est-il temps de nous accorder à une fréquence plus haute, non pas pour « contrôler » la vie, mais pour vibrer en harmonie avec ce que nous désirons réellement vivre, pour semer dans le réel ce que notre cœur appelle en silence.


Prenez soin de vous, toujours. Sandra


Sources

Esther Hicks & Jerry Hicks — The Law of Attraction: The Basics of the Teachings of Abraham, Hay House, 2006.

Joe Dispenza — Você é o Placebo: Faça Sua Mente Trabalhar a Seu Favor, Lua de Papel, 2014.

Bruce H. Lipton — La biologie de la croyance, Éditions Ariane, 2006.

Carl Gustav Jung — Synchronicité : Un principe de connexion acausale, Albin Michel, 1988 (titre original : Synchronicity: An Acausal Connecting Principle, 1952).

Carl Gustav Jung — Souvenirs, rêves et pensées, Gallimard, 1963 (recueillis par Aniéla Jaffé).

Clarissa Pinkola Estés — Femmes qui courent avec les loups : Histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage, Grasset, 1996. (titre original : Women Who Run with the Wolves, Ballantine Books, 1992)

 
 
 

2 commentaires

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Membre inconnu
14 nov.
Noté 5 étoiles sur 5.

Je partage complètement la conclusion car je suis partisan de la conception humaine moléculaire et que tout ce nous émettons comme vibrations traverse l'univers et reviens vers nous.

Merci pour cette approche qui conforte mes croyances.

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Membre inconnu
il y a 3 jours
En réponse à

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est qu’aujourd’hui la science se penche de plus en plus sur ces sujets… et c’est agréable d’avancer au diapason de ce qu’elle confirme peu à peu.


Merci pour votre retour et pour l’intérêt que vous portez à mon travail 🙏

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