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  • sandra_coaching

Confiance en soi et estime de soi, souvent confondus

Dernière mise à jour : 30 oct. 2021

Nous évoluons au sein d’une société mise à l’épreuve où la compétition, la performance suscitent beaucoup d’inquiétude : « Vais-je être capable de faire ?».


La confiance en soi renvoie à nos savoir-faire, nos compétences, nos capacités, on est dans l'action. "J’ai conscience que je sais faire quelque chose et cette confiance me confère une forme de stabilité". La confiance renvoie à une notion de sécurité.


L’estime renvoie à l’idée que l'on se fait de soi. "Quelle valeur est-ce que je m'accorde ?" Cc’est une auto-évaluation. L’estime renvoie à la notion de valeur (qui nous sommes, notre identité).


En coaching, je rencontre régulièrement des personnes qui ont beaucoup de compétences, de capacités, qui enchainent les formations, un niveau social et qui pourtant ont du mal à s’estimer. D'une échelle de 1 à 10, elles peuvent se placer à 8-9 en termes de confiance en soi et parfois entre 2 et 5 en estime de soi. Ce n'est jamais facile de le verbaliser et elles sont parfois déconcertées. Certaines personnes n'ont même jamais pensé à évaluer la valeur qu'elles s'accordent. Néanmoins, nous confondons souvent estime de soi et confiance en soi. Je vous propose cette brève analyse pour les différencier.


L’estime de soi


Christophe André, dans son livre "S'aimer pour mieux vivre avec les autres", (André, 2008) nous explique que l'estime de soi se construit en même temps que la personnalité, elle va résulter des toutes premières interactions avec nos figures d'attachement (parents ou adultes qui ont joué un rôle important dans notre construction), de l'environnement dans lequel l'enfant va évoluer, de ses expériences et de ses acquis. Elle va s'élaborer progressivement à partir de la naissance jusqu'à la fin de l'adolescence..


Les parents forgent l'estime de soi. Dans les années 1970, une psychologue de l'université de Berkeley, Diana Baumrind a exploré ce lien entre les parents et l'estime de soi de leurs enfants. Selon ses études, notre estime peut en partie s'expliquer par les comportements que nos parents ont eus à notre égard. Si ceux-ci nous procurent un encadrement attentif et chaleureux, s'ils nous inculquent dans le même temps une discipline ferme et cohérente, s'ils font appel à ce qui peut nous rendre plus matures (tout ce qui peut apprendre à l'enfant à s'autodiscipliner) et s'ils entretiennent avec nous une bonne communication, alors l'estime de soi en sort grandie. Si un de ces aspects est défaillant, cette même estime de soi peut être hésitante, voire bancale. L'estime de soi dépend donc de la qualité de l’amour que l’enfant a reçu. Quand enfant on se sent aimé d’un amour inconditionnel, on se sent en sécurité affective. La nourriture de l’estime est vraiment cet amour inconditionnel : « Je suis aimée quoique je fasse ».



Éric Berne, fondateur de l’analyse transactionnelle, dans son ouvrage Des jeux et des hommes et cité par Monbourquette, « a su décrire avec finesse les comportements des éducateurs susceptibles de créer une haute estime de soi. Il souligna l’importance de leurs marques d’affection et d’attention pour développer chez l’enfant une bonne estime de lui-même faite d’amour et de confiance en lui. » Monbourquette, 2013, p.23.


Par exemple, quand un enfant a fait une bêtise, il est préférable de lui faire sentir qu’on l’aime malgré la bêtise. Ce n’est pas un vilain petit garçon ou une vilaine petite fille,on dira plutôt : « Tu as fait quelque chose qui n’est pas OK ». On peut réprimander mais lui faire sentir qu’on l’aime. Il peut même le sentir au travers de notre attitude, nos yeux sans qu’on ait besoin de faire ou dire quoique ce soit. La bonne condition de cette estime de soi se situe vraiment dans cet amour inconditionnel. On sanctionne l’acte mais pas la personne. Les parents ayant une bonne confiance et estime d’eux-mêmes auront plus de facilité à accompagner leurs enfants dans ce sens. Lorsque les parents attribuent de la valeur à l’enfant, celui-ci prend le relais en grandissant, il sait qu’il est quelqu’un d’important. Lorsque l’on n’a pas reçu ces bases, fort heureusement rien n’est figé.


Se respecter mais aussi respecter l'autre est important pour rebooster l’estime de soi.





Les gens qui consultent en coaching/thérapie sont parfois des enfants qui sont devenus ce que les parents attendaient d’eux. C'est une forme d’esprit sacrificiel : pour "faire plaisir" ou rentrer dans le moule, ils se sont "oubliés". Ces personnes prennent conscience à l'age adulte que finalement, elles ne savent pas réellement qui elles sont et aspirent à trouver leur propre identité, à "être" tout simplement.


La confiance en soi


Comme l'estime de soi, elle prend racine dans l’enfance. Elle renvoie à nos aptitudes, à nos compétences et à nos capacités. Avoir conscience que l'on a des compétences, des aptitudes nous confère une certaine stabilité et sécurité. Petits, c’est par le biais du regard encourageant de la figure d’attachement que l'enfant ose avancer, puisqu'il est persuadé qu’il a les capacités et les compétences pour réussir ce qu’il entreprend.


Lorsqu’un enfant n’a pas reçu cet environnement qui l’incite à oser agir et qu’il est carencé de confiance à l’âge adulte, il va pouvoir booster cette confiance par le biais de discipline, d’accompagnement en coaching et méthodes telles que la PNL, l’hypnose, la psychothérapie. Rien n’est figé.




La confiance en soi c'est aussi se dégager de la compétition « néfaste » qui handicape, se libérer des comparaisons inutiles. Il est important de valoriser nos succès, même petits. Se féliciter, se dire « j’ai réussi », engager un dialogue interne positif par exemple, cela va nourrir notre confiance.


A l'âge adulte, alors que dans l'estime de soi, la nourriture est le regard bienveillant que nous portons sur nous-même, la nourriture de la confiance se trouve dans l’action, dans le « j'ose agir, j'ose y aller, j'ai l'audace d'être moi".


Lorsque l'on n’a pas évolué dans un environnement favorable, on peut être carencé de confiance en soi à l'âge adulte. Fort heureusement rien n'est figé, j'aime à dire que quand on prend l'habitude d'oser sortir de sa zone de confort, des automatismes se mettent en place, on atteint alors le stade supérieur, l'audace d'être soi.


Qu'en est-il des échecs ? Avoir conscience que les échecs font partie du processus d’apprentissage est un premier pas pour se libérer de cette peur d'échouer. Nelson Mandela n'avait-il pas déjà bien compris que quand on échoue, soit on gagne soit on apprend ?



Une image vaut mille mots, ne dit-on pas aussi bien souvent que "se planter, c'est planter"?





La confiance en soi permet d’être capable de parler de nos forces mais également de nos faiblesses. C'est en développant notre conscience de nous mêmes et en cultivant une honnêteté envers soi que nous pouvons les identifier. Apprendre à parler sereinement de nos faiblesses nous permet en quelques sortes de nous défaire du regard des autres.





La confiance en soi c’est devenir indépendant.


Anthony de Mello dans son livre "Appel à l'amour, méditations sur le chemin du bonheur" (De Mello, 2005) nous invite à cultiver une forme d'indépendance. Selon lui, c'est en ayant une conscience toujours en éveil que nous pourrons atteindre cette indépendance. "Par la patience et la compassion sans bornes que nous pourrions avoir pour un drogué" (nous-mêmes les êtres humains qui sommes toujours en quête d'approbation). "Il serait bon aussi que vous entrepreniez des activités engageant tout votre être, des activités pour lesquelles vous avez une telle passion que, lorsque vous les pratiquez , le succés, la reconnaissance, l'approbation vous sont totalement indifférents". Dans ces paroles pleines de sagesse, notons qu'Anthony de Mello nous encourage à "entreprendre"des activités engageant tout notre être", donc il nous exhorte à "passer à l'action" néanmoins à "engager tout notre être".


Quand nous avons besoin d’aller chercher de l’amour à l’extérieur, en quête d’approbation ou de reconnaissance des autres par exemple, en coaching et en thérapie, nous allons réorienter cette personne à l’intérieur, nous allons les aider à se connecter à leurs propres ressources car nous avons tout à l’intérieur pour être heureux.


« Vous apprendrez à écouter votre voix intérieure et à ne suivre que le chemin de la joie » (Ramtha).


Sources :

"Les 6 clés de la confiance en soi", Nathaniel Branden

"L'estime de soi, s'aimer pour mieux vivre avec les autres", Christophe André

"Appel à l'Amour", Anthony de Mello

Cerveau &Psycho, n° 93, octobre 2017

cours de PNL et neurosciences chez France PNL, Paris,

vidéos Youtube Noémie Kleiber, conférencière et enseignante en PNL et hypnose ericksonienne.

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